Appel à contributions

Les cultures de l’enquête dans les organisations.

Cet appel propose d’examiner la manière dont les organisations contemporaines – de la famille aux groupes d’habitants en passant par les entreprises, les institutions publiques, les associations, etc., mobilisent et développent des formes d’investigation. Pour décrire et analyser ces pratiques, il invite à interroger la fécondité de la notion pragmatiste d’enquête (Peirce, 1877 ; Dewey, 1938). 

Il ne s’agit pas ici d’analyser les méthodologies d’enquête des chercheurs en sciences sociales, mais d’étudier les enquêtes menées par les acteurs. Par « cultures de l’enquête », nous désignons les ressources partagées au sein des organisations les plus variées pour identifier et traiter les situations problématiques qui orientent les pratiques concrètes d’investigation. Ces cultures de l’enquête englobent les savoirs et savoir-faire élaborés et transmis au sein de groupes professionnels ou de communautés de pratique, les méthodes institutionnalisées, les outils ou dispositifs mobilisés, les procédures formelles, les savoirs tacites, les bricolages informels et les contournements développés par les acteurs, les conceptions à l’œuvre de ce que constitue une « bonne enquête », mais aussi les ressources dans lesquelles ils puisent pour conduire leurs investigations. Celles-ci se donnent à voir dans les manières dont les personnes et les collectifs problématisent leur environnement et/ou leur activité, se demandent ce qu’elles souhaitent y promouvoir, y défendre ou y soigner, formulent des hypothèses, frayent des pistes et évaluent leur portée. Ces cultures étant nécessairement hétérogènes et conflictuelles, on pourra notamment se pencher sur leur genèse, leurs ressorts, leurs ancrages sensibles, comme leurs fragilités, leurs processus de mise à l’épreuve, comme leurs transformations et évaluations variées.

Le pragmatisme offre des appuis pour un tel travail, à travers en particulier la théorie de l’enquête développée par John Dewey. Pour ce dernier, l’enquête est un processus qui tend à transformer une situation confuse en une situation claire, organisée et organisante. Cette conception de l’enquête comme processus séquentiel, possiblement récursif et itératif – entre problématisation, hypothèses, expérimentation, reproblématisation – offre un cadre pour analyser les pratiques organisationnelles. L’enquête deweyenne n’y est pas simplement une méthode, mais un mode d’existence des collectifs confrontés à l’indétermination : « All inquiry proceeds within a cultural matrix which is ultimately determined by the nature of social relations » (Dewey, 1993 [1938], chapitre XXIV). Les enquêtes s’inscrivent ainsi dans des cultures organisationnelles, qui les rendent possibles tout en les contraignant aussi, souvent fortement.

Le paradoxe des enquêtes organisationnelles

De prime abord, l’application d’une grille de lecture pragmatiste aux contextes organisationnels contemporains suggère un constat contrasté. D’un côté, les organisations contemporaines multiplient les formes d’enquête : enquêtes parlementaires, audits de performance, évaluations d’impact, laboratoires d’innovation, consultations participatives, expérimentations, contre-expertises syndicales, investigations d’expert.es en santé et conditions de travail, enquêtes des services d’inspection, enquêtes imposées par la réglementation, etc. D’un autre côté, cette prolifération n’est pas nécessairement gage de qualité de l’enquête au sens pragmatiste. On assiste ainsi à des simulations de consultation dont les conclusions sont prédéterminées, des audits ou des expertises légitimant des décisions déjà prises, des expertises neutralisant les conflits sans explorer leurs causes, des investigations ne bénéficiant pas de la temporalité ni des moyens requis, ou ne portant pas à conséquence, etc. 

Ce paradoxe pointe une tension constitutive de bien des organisations : elles ont besoin d’enquêter pour pouvoir s’adapter, répondre aux environnements qui les traversent, mais leurs contraintes hiérarchiques, leurs temporalités et leurs enjeux de légitimité tendent à instrumentaliser toute forme d’enquête, au point de leur faire perdre parfois tout contenu. L’inversion temporelle peut être révélatrice : les enquêtes organisationnelles peuvent être initiées avant même qu’un trouble ne soit partagé, ce qui nous éloigne du schéma deweyen où la situation problématique précède et motive l’enquête. L’approche pragmatiste peut ainsi permettre d’analyser ces dévoiements, sinon même ces pures et simples simulations d’enquête.

Les conditions politiques et institutionnelles de l’enquête

Ce diagnostic paradoxal amène à interroger les conditions qui rendent possible une véritable enquête. Une attention particulière pourra ainsi être portée aux enquêtes qui relèvent du simulacre, ou qui échouent ; et on prendra soin de distinguer celles qui échouent faute de méthode ou de moyens, de celles qui ne pouvaient structurellement pas aboutir ou n’y étaient pas destinées. 

Si l’enquête est toujours politisée, cela amène à s’interroger sur ses commanditaires, mais aussi les potentiels contestataires de ses résultats, ou encore la façon dont les conflits d’intérêts structurent les possibilités d’enquêter en cadrant la légitimité des objets d’enquête ainsi que ses formes de forclusion. Quand l’externalisation opère comme une stratégie organisationnelle d’évitement des tensions internes, en déléguant les investigations sensibles à un tiers extérieur, comment ces marchés de l’enquête négocient-ils entre investigation authentique et pure légitimation ?

Les simulacres d’enquête peuvent recouvrir des tentatives de neutraliser la conflictualité en donnant une apparence de légitimité à des décisions contestées. Ces conditions s’inscrivent dans ce que Dewey appelle « an inalienable and ineradicable framework of conceptions which is not of our own making, but given to us ready-made by society » (Dewey, 1993 [1938], chapitre XXIV, citant Cornford). Que l’enquête, selon Dewey et Peirce, n’aboutisse pas à des vérités définitives, mais à des assertions toujours ouvertes à la révision, permet de comprendre qu’elle devienne un enjeu de pouvoir. Jusqu’où veut-on cultiver l’enquête et en assumer les conséquences ? Que fait-on du potentiel radicalement démocratique de l’enquête, qui suppose que l’enquêteur ou les communautés d’enquête cultivent a minima trois vertus épistémiques : ouverture d’esprit (effort pour se décaler de ses propres conceptions et a priori, prise en compte du plus large contexte possible), cohérence (systématicité et cumulativité des explorations) et responsabilité (prise en compte des conséquences de l’enquête, aussi contrariantes qu’elles soient) ? 

Les transformations contemporaines de l’enquête 

Les organisations, en particulier productives, sont aujourd’hui concernées par les transformations numériques et l’intelligence artificielle, qui constituent à la fois de nouvelles ressources pour l’enquête et de nouveaux cadres qui en transforment les modalités. On pourra ainsi s’interroger sur l’impact de ces outils sur la conduite d’enquêtes. Étendent-ils les capacités d’enquête des organisations ou sont-ils sources de nouvelles formes de confusion ? Comment transforment-ils les cultures professionnelles de l’enquête et les compétences requises pour enquêter ?

Si les organisations peuvent être considérées comme des publics (Dewey, 2010 [1927]) confrontés à des situations problématiques nécessitant des processus d’enquête pour être transformées, cette conception trouve un écho dans les recherches récentes sur l’expérimentation démocratique en contexte organisationnel. L’enquête collective ne se limite pas à l’agrégation d’enquêtes individuelles, mais constitue un processus émergent de construction de publics autour de problèmes partagés. La validation collective est alors essentielle : « An inquirer in a given special field appeals to the experiences of the community of his fellow workers for confirmation and correction of his results » (Dewey, 1993 [1938], chapitre XXIV). Cette logique de validation peut conduire à envisager l’organisation comme un processus continu de reconstruction face aux problèmes rencontrés. On pourra alors s’intéresser aux façons dont des publics, dans certains domaines comme la santé environnementale ou la transition agroécologique, développent leurs propres modes d’investigation lorsque les enquêtes institutionnelles ne répondent plus à leurs problèmes.

Enquêter sur les enquêtes

L’analyse de ces différentes manifestations de l’enquête – multiplicité de ses formes, instrumentalisation politique, délégation et formation de publics, impact des transformations numériques – converge vers la question de la réflexivité de l’enquête organisationnelle. Comment les organisations dont la mission même consiste à enquêter, enquêtent-elles sur leurs propres pratiques d’enquête ? Services de police, cabinets d’études, services vétérinaires, institutions scientifiques développent, et parfois instituent, des formes de réflexivité sur leurs méthodes d’investigation. Cette enquête sur l’enquête interroge les conditions de production des savoirs organisationnels dans une perspective pragmatiste centrée sur l’expérience : « every measure of policy put into operation is, logically, and should be actually, of the nature of an experiment » (Dewey, 1993 [1938], chapitre XXIV). Mais les organisations appliquent-elles vraiment cette logique expérimentale à leurs propres méthodes d’enquête ? Cette question soulève des enjeux épistémologiques et politiques considérables, selon l’exemple de la police des polices. Peut-on développer volontairement une culture de l’enquête au sein d’une organisation ? Qui sont les promoteurs de telles initiatives et quelles formes d’enquête cherchent-ils à instituer ?

A vos enquêtes !

Les contours des enquêtes à l’œuvre dans les organisations imposent ainsi aux sciences sociales un effort renouvelé pour étudier les ressorts et les empêchements des enquêtes, leurs processus et leurs dynamiques, leurs logiques et leurs ressources. Il ne suffit plus de constater la multiplication des dispositifs d’enquête dans les organisations. Il convient d’analyser finement leurs modalités de fonctionnement, leurs conditions de réussite et d’échec, leurs effets réels sur l’action collective et les formes de vie. De cette démarche, on peut aussi attendre un meilleur accompagnement des enquêtes en ce qu’elle peut permettre de doter les acteurs d’outils critiques efficaces pour distinguer les véritables processus d’investigation de leurs simulacres.

Les sciences sociales peuvent ainsi contribuer à renforcer les capacités réflexives des acteurs, à identifier les conditions favorisant des enquêtes authentiques et à dénoncer les instrumentalisations qui en dénaturent le sens. 

Nous proposons, sans qu’ils soient exclusifs ni exhaustifs, quatre axes possibles d’exploration:

  • Le premier invite à examiner la genèse des enquêtes : quels sont leurs ancrages sensibles, leurs appuis pratiques ? Comment émergent, quand elles existent, des structures dédiées à l’enquête (laboratoires, cellules, pôles, etc.), quelles résistances hiérarchiques rencontrent-elles, comment se développent des conditions favorisant la transmission de savoir-faire ?
  • Le deuxième interroge la soutenabilité et les résultats des enquêtes : comment supporter l’incertitude et les surprises de l’enquête, faire avec les affects suscités par les échecs ou les déconvenues, maintenir l’investigation malgré les pressions exercées ? Comment distinguer échecs techniques, échecs structurels et simulacres imposés par les organes décisionnaires ? Comment les résultats des enquêtes sont-ils pris en charge ? Qu’en font les acteurs ? Les enquêtes sont-elles valorisées, cachées, publiées, etc. ? Que se passe-t-il lorsque les résultats sont surprenants ou tranchent relativement à d’autres enquêtes ? 
  • Le troisième propose d’analyser l’impact des mutations technologiques sur les enquêtes : comment le numérique transforme-t-il les structures et modalités de l’enquête ? Modifie-t-il les circuits hiérarchiques et les procédures, redistribue-t-il les pouvoirs entre les services ? Le numérique ouvrant aussi bien des espaces de circulation, qu’équipant des dispositifs de contrôle, la question se pose des projets que nourrissent concrètement les capacités de calcul qu’il ouvre.
  • Enfin, le quatrième pourra explorer la réflexivité des enquêtes : comment les organisations spécialisées développent-elles des structures pour enquêter sur leurs propres pratiques ? Quels dispositifs de contrôle interne mettent-elles en place ? Jusqu’où cette réflexivité peut-elle aller sans paralyser l’action ? Police des polices, évaluation des laboratoires, audit des cabinets révèlent les défis des enquêtes internes, en même temps que sa centralité pour toute forme de vie démocratique.

Le comité éditorial sera attentif à l’ancrage empirique des travaux originaux proposés (ethnographies, monographies, études de cas, analyses documentaires, recherche-action, analyse de données quantitatives, ethno-comptabilité, etc.). Les terrains seront clairement délimités et contextualisés : organisations étudiées, période d’observation, méthodes mobilisées, matériaux empiriques, position des chercheurs et chercheuses. Le dialogue avec le pragmatisme montrera l’articulation entre les concepts théoriques et les pratiques examinées.

Conditions éditoriales : 

  • Langue : française (des contributions en anglais pourront être acceptées, mais la publication finale se fera en français).
  • Nombre de signes : entre 30 000 et 60 000 signes, espaces compris ; chaque article doit être accompagné d’un résumé de 1000 signes. 
  • Format : fichier Word, police : Times New Roman 12
  • Références et bibliographie : voir les « instructions aux auteurs » et la « charte éditoriale » sur le site de la revue. https://revuepragmata.fr/wp-content/uploads/2018/09/pragmata-charte-editoriale-sept-2018.pdf

Calendrier :

  • Lancement de l’appel à contribution : 10 septembre 2025
  • Date limite d’envoi des textes à la rédaction : 15 mars 2026
  • Réponses aux auteur.es : 15 juin 2026

Les manuscrits seront envoyés à l’adresse suivante : pragmata.aep@gmail.com

Avec le titre du message sous la forme suivante : PRAGMATA-CO-NOM

Responsables éditoriaux du dossier : 

  • Alexandra Bidet (Centre Maurice Halbwachs, CNRS-ENS-EHESS) 
  • Manuel Boutet (Université Côte d’Azur, GREDEG)
  • Alvin Panjeta (UPEC, IAE Paris-Est, IRG)

Références indicatives :

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